Tant de choses à dire et si peu qui parviennent jusque là. J’allais écrire « petit moment de partage personnel » mais n’est-ce pas l’essentiel de ce qui est publié ici ? Et puis n’est-ce pas le propre d’un blog d’ailleurs, que d’y partager ce qui nous est personnel ? Donc me voilà, enfermée psychologiquement et relativement physiquement depuis 5 ans.
5 années, c’est à la fois si peu et bien trop dans un monde qui change constamment. Pour moi c’est le temps passé depuis que ma lumière a commencé à s’éteindre.
C’est peut-être la prise de conscience qu’il ne me reste qu’une toute petite étincelle qui fait que je me retrouve ici, aujourd’hui. L’espoir de la raviver un peu ? Si je n’essaie pas tout ce qui est à ma portée, je ne pourrai m’en prendre qu’à moi une fois dans les ténèbres complètes, sans aucun braise incandescente à souffler pour relancer le moteur. Et pourtant, si vous saviez comme je rêve d’un brasier flamboyant… Nous serions alors dans mon cœur comme en plein solstice d’été !
« Solaire », « lumineuse », ce sont des mots que mes proches ont utilisé pour me décrire dans ma vie et je crois bien que c’étaient les plus beaux compliments qu’il m’ait été donné de recevoir. Aujourd’hui « terne », « effacée » seraient certainement plus appropriés et c’est bien ce que je vois dans le miroir que m’offre leurs yeux lorsqu’ils me regardent. Un peu de pitié, d’incompréhension, sûrement un peu de peine également. Sont-ils tristes de ne plus profiter des rayons qui, somme toute, nous faisaient du bien à toutes et tous ou bien sont-ils conscients que je n’ai jamais été aussi proche de m’éteindre ? Sont-ils touchés là où mon égoïsme pensait sombrer seul et sans conséquences ?
Je me souviens de l’époque où écrire était ma deuxième nature. Que ce soit dans mille et un calepins brouillonnés, raturés, froissés ou bien ici sous forme d’articles que j’estimais -si ce n’est utiles- à minima agréables à lire, parfois même drôles. D’abord et souvent pour moi-même puis, bien avant mes premiers streams de 2013, pour les autres également. C’était mon partage préféré. La plume, le bic, le clavier à la main, je me sentais forte et entière… Embrasée. Connectée à d’autres êtres humains dans ce qui m’est le plus sincère et naturel : les mots. Je savais exprimer joie, peine, colère, frustration, désir à travers mes écrits. Puis le blocage émotionnel est devenu si grand que même l’écrit ne me permettait plus de les sortir.
Les autres ont tellement à nous apporter… Cela fait des mois que j’essaie de griffonner, je me suis même déjà connectée ici à plusieurs reprises dans l’espoir que le naturel revienne au galop, en vain. Et il a suffit d’un tout petit échange passionné avec un ami sur WoW pour que je crois de nouveau. J’en ai eu d’autres ces dernières années, bien peu certes, mais qu’avait-il de différent ? Une créativité pure, une sincérité mieux exprimée ou bien juste un timing adéquat ?
Quoi qu’il en soit j’aurai profité de ce sursaut, pour tenter de renouer un peu avec celle que j’étais avant. Celle qui s’exprimait, qui ne se cachait pas derrière une barricade longue comme la muraille de Chine et haute comme le pire gratte-ciel dégueu de Manhattan. Ce n’est pas encore aujourd’hui que je vous referai sourire, si j’en ai encore le pouvoir, mais j’imagine que c’est déjà quelque chose en soi. Et pas juste un égotrip décousu dont j’aurai honte pour les semaines à venir. J’aimerais juste retrouver mon sourire, ma hargne et la force d’aider les autres, comme avant.
Prenez soin de vous.


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